La cohérence cardiaque : une respiration pour retrouver un peu de sécurité

Après un traumatisme, le corps peut rester longtemps en état d’alerte.
Même lorsque le danger est passé, quelque chose à l’intérieur continue de surveiller, d’anticiper, de se tendre.

Dans ces moments-là, il n’est pas toujours possible de réfléchir, de comprendre ou de parler. Ce dont le corps a souvent besoin en premier, c’est d’un signal simple et rassurant : « Tu peux relâcher un peu. »

La cohérence cardiaque est une pratique de respiration qui peut soutenir ce retour progressif à la sécurité.

Quand le système nerveux reste en mode survie

Après un choc, un abus ou un traumatisme répété, le système nerveux autonome peut rester bloqué dans un fonctionnement de survie :

  • respiration courte,
  • cœur qui s’emballe ou se fige,
  • tensions permanentes,
  • difficulté à se détendre

Ce fonctionnement n’est ni volontaire, ni contrôlable par la pensée.
Il correspond à un corps qui continue à faire son travail de protection.

La cohérence cardiaque agit directement à ce niveau-là, sans passer par l’analyse.

Qu’est-ce que la cohérence cardiaque ?

La cohérence cardiaque est une technique de respiration rythmée qui permet d’agir sur l’équilibre du système nerveux autonome.

Concrètement, elle consiste à :

  • inspirer lentement
  • expirer lentement
  • sur un rythme régulier

Cette respiration envoie au corps un message simple : le danger n’est pas immédiat.

Peu à peu, le cœur, la respiration et le système nerveux peuvent retrouver un fonctionnement plus apaisé.

Pourquoi cette respiration peut aider après un traumatisme

La cohérence cardiaque peut être particulièrement aidante lorsque :

  • l’anxiété monte sans raison apparente,
  • le corps est tendu en permanence,
  • les émotions débordent,
  • il est difficile de se poser ou de dormir.

Elle ne cherche pas à faire disparaître les émotions.
Elle aide plutôt le corps à revenir dans une zone de sécurité suffisante pour ne pas être submergé.

Une pratique simple, sans obligation

Il existe différentes façons de pratiquer la cohérence cardiaque.
La plus connue repose sur un rythme régulier, souvent proposé comme :

  • une inspiration de quelques secondes
  • suivie d’une expiration de même durée

Mais il est important de le rappeler : il n’y a pas une seule bonne manière de respirer. Certaines personnes auront besoin d’adapter :

  • la durée
  • la posture
  • le moment de la journée

L’essentiel n’est pas de « bien faire », mais de sentir si cette respiration apporte un peu plus de calme ou de stabilité.

Des pratiques guidées, si c’est plus soutenant pour toi

Si tu le souhaites, je propose aussi des pratiques guidées très courtes, pour celles et ceux qui préfèrent être accompagnés plutôt que de pratiquer seuls.

Tu peux par exemple explorer :

  • une respiration guidée de 5 minutes, pour prendre un temps un peu plus long de retour au calme,
  • ou une respiration d’1 minute, pensée comme un soutien ponctuel, lorsque l’anxiété monte ou que le corps s’agite.

Ces pratiques sont là comme des ressources, à utiliser quand c’est juste pour toi — ou à laisser de côté si ce n’est pas le moment.

🌬️ Pratique de cohérence cardiaque – 5 minutes
https://youtu.be/uEIvCnSJxbk

🌱 Respiration courte – 1 minute
https://youtube.com/shorts/uv2E4MZCn14

Quand la cohérence cardiaque n’est pas adaptée

Pour certaines personnes très dissociées ou très activées, se concentrer sur la respiration peut parfois être inconfortable.

Dans ce cas :

  • il est possible de raccourcir la pratique,
  • d’ouvrir les yeux,
  • de bouger légèrement,
  • ou de choisir un autre outil de régulation.

Écouter ses limites fait pleinement partie du soin.

Un outil parmi d’autres, au service de la sécurité

La cohérence cardiaque n’est ni une solution miracle, ni un passage obligé.
Elle peut être :

  • un soutien ponctuel
  • une base quotidienne
  • ou une pratique occasionnelle

Elle s’inscrit dans une démarche plus large de régulation et de respect du système nerveux, parfois en complément d’un accompagnement thérapeutique.

Un mot pour terminer

Si aujourd’hui ton corps a surtout besoin de ralentir, de respirer, de se poser un instant, alors cette pratique peut être une invitation douce.

Retrouver un peu de sécurité ne passe pas toujours par de grands changements.
Parfois, une respiration suffit pour que le corps entende : « Tu peux te reposer, juste un peu. »

Conclusion – Présence et accompagnement

Si tu souhaites être accompagné·e dans ce chemin de régulation, je suis là.
À travers des espaces déjà existants — et d’autres à venir — je propose un accompagnement respectueux du rythme de chacun, où les outils sont toujours des propositions, jamais des obligations.

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