Est-ce que je développe des troubles de Stress Post-Traumatique (TSPT) ?

Après un abus sexuel, certaines réactions peuvent surgir sans prévenir :
angoisses intenses, souvenirs envahissants, hypervigilance, fatigue profonde, difficultés relationnelles…
Beaucoup de personnes se demandent alors :
« Qu’est-ce qui m’arrive ? »
« Pourquoi est-ce que je ne vais pas mieux, même après tout ce temps ? »

Ces réactions peuvent correspondre à ce que l’on appelle le trouble de stress post-traumatique.
Et il est important de le dire clairement :
elles ne sont ni exagérées, ni anormales, ni le signe d’une faiblesse.

Elles sont des réponses de survie à une violence subie.

Le stress post-traumatique : une réponse normale à une situation anormale

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut apparaître après un événement qui a dépassé les capacités d’adaptation de la personne au moment où il s’est produit.

Dans le cas des abus sexuels — et plus encore lorsqu’ils sont répétés ou intrafamiliaux — le corps et le psychisme peuvent rester durablement marqués.

Le TSPT n’est pas une maladie au sens moral du terme.
C’est une réaction neurobiologique et psychique à une menace vécue comme extrême.

Pourquoi les abus sexuels peuvent entraîner un TSPT

Les abus sexuels touchent à des dimensions fondamentales :

  • la sécurité
  • l’intégrité du corps
  • la confiance
  • parfois l’attachement et le lien familial

Lorsque la violence survient dans un contexte où :

  • l’agresseur est proche
  • la fuite est impossible
  • la parole est risquée

le système nerveux peut rester en état d’alerte bien après les faits.

Ce n’est pas un choix conscient.
C’est le corps qui continue à protéger, comme s’il fallait encore survivre.

Des symptômes qui peuvent apparaître longtemps après

Le stress post-traumatique ne se manifeste pas toujours immédiatement.
Chez certaines personnes, les symptômes apparaissent :

  • des mois plus tard
  • des années après
  • parfois à l’occasion d’un événement déclencheur

Parmi les manifestations possibles :

  • souvenirs ou images intrusives
  • cauchemars
  • évitement de certaines situations
  • hypervigilance
  • réactions émotionnelles intenses
  • dissociation
  • difficultés à se sentir en sécurité, même dans le présent

Aucune de ces réactions n’est volontaire.
Elles sont le signe d’un système qui n’a pas encore pu intégrer ce qui a été vécu.

Quand le corps se souvient avant les mots

Dans le stress post-traumatique, le corps peut « se souvenir » sans que la mémoire consciente n’ait accès à tous les détails.

Cela peut se traduire par :

  • des tensions inexpliquées
  • des réactions émotionnelles disproportionnées en apparence
  • un sentiment d’insécurité sans cause identifiable

Ce fonctionnement est fréquent après les abus sexuels.
Il ne signifie pas que la personne invente ou exagère.
Il montre simplement que le trauma est encore inscrit dans le corps.

Comprendre pour commencer à apaiser

Mettre des mots sur le stress post-traumatique peut déjà apporter un premier soulagement.

Comprendre que :

  • le corps n’est pas « défaillant »
  • les réactions ont une logique interne
  • le temps écoulé ne suffit pas toujours à apaiser

permet souvent de réduire la honte et l’auto-jugement.

La compréhension n’efface pas les symptômes,
mais elle peut ouvrir un espace de douceur envers soi.

Le rôle essentiel de la sécurité

Aucune transformation n’est possible tant que le système nerveux se sent menacé.

Avant toute démarche en profondeur, il est souvent nécessaire de :

  • retrouver un minimum de sécurité intérieure
  • apprendre à reconnaître les signaux du corps
  • réduire l’intensité des réactions

Cela peut passer par un accompagnement thérapeutique adapté,
et parfois par des outils de régulation émotionnelle ou corporelle,
proposés comme des soutiens possibles, jamais comme des obligations.

Il n’y a pas de rythme « normal » pour aller mieux

Certaines personnes se sentent soulagées rapidement.
D’autres avancent très lentement.
Certaines auront besoin de plusieurs formes de soutien.
D’autres trouveront leurs propres chemins.

Le stress post-traumatique ne se guérit pas par la volonté.
Il se transforme lorsque les conditions de sécurité, de reconnaissance et de respect du rythme sont réunies.

Un mot pour terminer

Si tu te reconnais dans ces lignes, sache ceci :
ce que tu vis a du sens.

Ton corps n’est pas contre toi.
Il a fait — et fait encore peut-être — de son mieux pour te protéger.

Comprendre le stress post-traumatique n’est pas une étiquette de plus.
C’est parfois une première étape pour cesser de se juger et commencer à se traiter avec plus de douceur.

Conclusion – Présence et accompagnement

Si ces mots résonnent pour toi, je veux simplement te dire ceci : je suis là.
À travers des espaces déjà existants — et d’autres à venir — j’offre une présence, une écoute et un accompagnement respectueux de ton rythme.

Il n’y a rien à forcer.
Seulement la possibilité d’avancer, pas à pas, dans un cadre bienveillant et sécurisant.

 

Choisissez l’accompagnement énergétique qui vous convient :

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