Libération des traumatismes
Apaiser le corps, l’émotionnel et retrouver sa dignité
Reconnaître ce qui se vit après un traumatisme
Lorsque l’on a vécu des abus, des violences ou des traumatismes relationnels, quelque chose peut continuer à agir longtemps après les faits.
Ce n’est pas toujours visible.
Parfois, tout semble “aller bien” en apparence, mais à l’intérieur, le corps reste en alerte, tendu, sur le qui-vive.
Il peut y avoir :
- une sensation diffuse d’insécurité
- une fatigue émotionnelle profonde
- des réactions qui semblent disproportionnées
- une difficulté à se détendre, à faire confiance, à se sentir pleinement présent·e
Souvent, ces états ne sont pas compris comme les conséquences d’un traumatisme. Ils sont vécus comme un défaut personnel, un manque, une fragilité.
C’est là que la honte s’installe.
La honte ne dit pas « quelque chose de grave m’est arrivé ».
Elle murmure plutôt : « il y a quelque chose qui ne va pas chez moi ».
Elle peut être silencieuse, enfouie, parfois impossible à nommer.
Et pourtant, elle influence profondément la relation à soi, au corps, aux autres, à la valeur personnelle.
Dans les traumatismes, la honte n’est pas un échec.
C’est souvent une stratégie de survie, mise en place pour continuer à avancer quand il n’y avait pas d’autre option.
Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours
Beaucoup de personnes ont déjà beaucoup réfléchi, analysé, compris ce qu’elles ont vécu. Elles savent que ce qu’elles ont traversé n’était pas normal, ni acceptable. Et pourtant, le corps continue parfois à réagir comme si le danger était toujours là.
Cela s’explique par le fait que le traumatisme ne s’inscrit pas seulement dans la mémoire consciente, mais aussi dans le système nerveux, dans le corps, dans les mémoires implicites.
On peut comprendre… sans pour autant se sentir apaisé·e, en sécurité ou digne.
La guérison des traumatismes passe alors moins par le fait de “se rappeler” que par le fait de permettre au corps de relâcher, progressivement, ce qu’il a dû porter.
Ce que cette page te propose
Cette page n’est pas là pour expliquer ce que tu devrais ressentir. Elle est là pour reconnaître ce qui est déjà là, parfois depuis longtemps, sans mots. Si tu te reconnais dans ces lignes, ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est souvent le signe que ton corps et ton système intérieur ont fait de leur mieux pour te protéger. Et aujourd’hui, il est peut-être possible d’ouvrir un autre espace : un espace où la sécurité, la dignité et la douceur peuvent, peu à peu, revenir.
Ce que permet un accompagnement respectueux du traumatisme
Un accompagnement respectueux du traumatisme ne cherche pas à forcer un changement. Il crée avant tout les conditions nécessaires pour que le système intérieur puisse se sentir suffisamment en sécurité pour se relâcher. Lorsque cette sécurité s’installe, même doucement, des mouvements profonds peuvent émerger. Au fil du travail, il est possible de ressentir :
- un apaisement progressif du système nerveux, avec moins d’hypervigilance et de tension,
- une libération des mémoires du corps, là où les mots n’avaient plus accès,
- un relâchement de la honte et de la culpabilité intériorisées,
- une reconnexion au corps, aux sensations, à l’énergie vitale,
- plus de stabilité émotionnelle, de clarté et de présence,
- un retour de la dignité, de la valeur personnelle et du sentiment d’être légitime.
Ces transformations ne suivent pas une ligne droite. Elles se déploient par étapes, parfois imperceptibles, toujours ajustées à ce qui est possible à l’instant présent. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre. Il s’agit, peu à peu, de cesser de lutter contre ce qui a été nécessaire pour survivre, afin de retrouver plus de liberté intérieure.
Une guérison qui inclut le corps, l’émotionnel et l’énergie
Dans les traumatismes, le corps apprend à se protéger. Il se contracte, se fige ou reste en alerte, souvent bien après que le danger a disparu. C’est pourquoi un accompagnement centré uniquement sur la parole ou la compréhension peut parfois atteindre ses limites. L’approche que je propose prend en compte :
- le système nerveux, et ses mécanismes de protection,
- le corps, comme lieu de mémoire et de régulation,
- l’émotionnel, dans ce qu’il a de sensible et de vivant,
- l’énergie, comme soutien au mouvement de libération et de réorganisation.
Cette approche globale permet de travailler en profondeur, sans revivre, sans forcer, sans retraumatiser.
Ce que cet accompagnement n’est pas
Pour poser un cadre clair et sécurisant, il est important de nommer aussi ce que cet accompagnement n’est pas :
- ce n’est pas une méthode rapide ou spectaculaire,
- ce n’est pas une injonction à aller mieux,
- ce n’est pas un travail où il faudrait raconter ou revivre les faits,
- ce n’est pas une performance spirituelle ou thérapeutique.
C’est un chemin de réparation, de réconciliation et de retour à soi, qui respecte profondément le rythme et les limites de chacun.
À qui cet accompagnement peut convenir
Cet accompagnement s’adresse aux femmes et aux hommes qui :
- ont vécu des abus sexuels, de l’inceste, des violences ou des traumatismes relationnels,
- ressentent encore de la honte, de la culpabilité ou une dévalorisation profonde,
- vivent avec un système nerveux en alerte, une fatigue intérieure, une difficulté à se sentir en sécurité,
- ont déjà fait un travail thérapeutique et sentent qu’il reste quelque chose à apaiser plus en profondeur.
Il peut également convenir aux personnes traversant un éveil spirituel ou une ouverture de conscience déstabilisante, qui souhaitent s’ancrer et avancer avec plus de stabilité.
Un premier pas, sans engagement
Il n’est pas nécessaire de savoir exactement ce que tu cherches. Il n’est pas nécessaire non plus d’être “prêt·e”. Parfois, le premier pas consiste simplement à sentir si cet espace te paraît juste.
Si tu te reconnais dans ce qui est évoqué ici,
tu peux prendre le temps de découvrir comment se déroulent les Séances individuelles ou prendre connaissance de la Vision de ma démarche.
La guérison n’est pas un combat à mener.
C’est un chemin où la sécurité et la dignité peuvent, peu à peu, redevenir possibles.
